• LE REGARD – Contrairement à leurs ancêtres loups et toutes les espèces animales, les chiens nous regardent dans les yeux. Les chiens établissent un contact visuel avec l’humain et se tournent vers nous pour obtenir des informations sur l’emplacement de l’alimentation, de nos émotions, sur ce qui se passe. Les loups évitent le contact avec les yeux. L’humain est comme un «outil» pour le chien. Il recherche notre regard et notre attention afin d’obtenir ce dont il a besoin ou ce dont il a envie.

 

  • LE FLAIR – La paroi intérieure de la truffe du chien est recouverte de minuscules sites de réception, chacun équipé de poils permettant de saisir les molécules et de capturer les odeurs. Le nez humain comporte environ 6 milions de ces sites; les chiens de berger plus de 200 milions; le beagle plus de 300 millions. Les chiens ont plus de gènes spécifiques pour le codage des cellules olfactives, plusieurs cellules, et plusieurs types de cellules, capables de détecter plusieurs types d’odeurs. La différence dans l’expérience de l’odorat est exponentielle; sur la détection de certaines molécules comme par exemple une poignée de porte, il n’y aura pas seulement une odeur de détectée mais bien une panoplie d’informations qui sera envoyé au cerveau du chien.Nous avons tendance à sous-estimer à quel point l’odorat du chien est puissant et important. Non seulement les chiens peuvent identifier les individus par l’odeur, ils peuvent également identifier les caractéristiques de l’individu. Un chien sait si vous avez eu des rapports sexuels, fumé une cigarette, juste eu une collation, ou si vous venez tout simplement de courir un mile.Les chercheurs forment des chiens pour reconnaître des produits chimiques et les odeurs produites par les tissus cancéreux, malsains. Dans une étude récente, les chiens entraînés à ces odeurs, ne laisseront passer que 14 cas sur 1.272.Notre aversion pour la notion de «renifleur» comme une pratique sociale humaine n’est pas pertinent. Pour le chien, par tous les moyens, plus il sent et mieux il se sent. Les chiens communiquent mal entre entre eux s’ils ne sont pas intéressés à être si intimement examinée; l’interferance peut agiter l’un ou l’autre d’entre eux.

 

 

  • L’AUDITION – Nous pouvons envier les oreilles du chien. Notre gamme auditive est de 20 hertz à 20 kilohertz. Les chiens entendent la plupart de ce que nous entendons et plus encore. Ils peuvent détecter des sons jusqu’à 45 kilohertz, des sons plus aigus. En réalité, peu de gens entendent aussi bien à travers ce spectre. Avec l’âge, les sons de fréquence plus élevée, au-dessus de 11-14 kilohertz, passent inaperçus par l’oreille humaine, ce qui n’est pas le cas pour le chien.Ne pensons pas un seul instant que le monde est calme pour les chiens. Même une chambre typique est palpitante avec des fréquences élevées, détectable par les chiens en permanence. Nous pensons que notre chambre à coucher est calme quand nous nous levons le matin? Souvent le cadran émet une alarme sans fin d’impulsions à haute fréquence audible pour l’oreille canine. Les chiens peuvent entendre tous les bruits et vibrations de l’environnement dont nous ne percevons aucun son.

 

  • NOTRE VOIX – Les chiens sont très perceptifs à notre gamme d’intonations. La variation de sons que nous émettons est essentiellement par la parole. Les chiens détectent très bien les nuances de notre voix et vont même souvent associer une intonation à un mot ou un commandement. Une des façons pour comprendre un mot est la capacité de le discriminer des autres mots. Compte tenu de leur sensibilité aux intonations de nos paroles, les chiens ne sont pas toujours excellent pour distinguer des mots. Un matin, proposez à votre chien de «faire une balade», la fois suivante, demandez à votre chien de «traire une malade». Si le contexte ne varie pas, il y a de grandes chances pour qu’il accepte vos deux invitations. En revanche, si vous lui proposez de «rade une balide», votre chien sera sans doute confus. Les touts premiers sons que nous émettons semblent influer grandement sur sa perception. Si nous prêtons davantage attention au «son» de ce que nous disons aux chiens, nous obtiendrions peut-être de ceux-ci de meilleures réactions.

 

  • LA QUEUE – Nous savons tous que la position de la queue des chiens est une façon de communiquer ou de démontrer une émotion ou une intention (queue haute, basse, etc…) Les chercheurs intéressés par le cerveau du chien ont découvert par hasard que l’agitement de la queue du chien était asymétrique. En moyenne, les chiens tendent davantage à agiter leur queue vers la droite quand ils voient soudain leurs propriétaires ou quoi que ce soit d’autre d’un grand intérêt; une autre personne ou un chat. Lorsque se présente un chien inconnu, même un chien content, certains chiens auront plus tendance à remuer la queue vers la gauche.Les nombreux signaux gestuels fournissent des informations sur le statut, la force, ou l’intention des chiens. Ces signaux sont aussi utilisés par les chiens pour communiquer avec l’humain. La necessité pour les chiens à envoyer ces signaux est probablement diminué dans un monde où les êtres humains sont les chaperons du chien pendant toute leur vie.

 

  • LA VUE – Pour les humains la vue est la façon de «sentir» le monde. Nous sommes des animaux visuels. À bien des égards, le système visuel du chien – un moyen auxiliaire de regarder le monde – est très semblable au nôtre. Mais les petites différences entre les yeux des humains et les chiens deviennent immédiatement apparents. Tout d’abord, nos yeux sont en plein devant notre visage. Notre vision périphérique est ainsi plus restreinte. Bien qu’il existe des différences entre les chiens, la plupart des chiens ont les yeux situés plus latéralement sur la tête à la manière des autres quadrupèdes, ce qui permet une vue panoramique sur l’environnement: 250-270 degrés, par opposition aux humains de 180 degrés. Avoir autant de cellules dans le centre de la rétine signifie que nous sommes très bons à voir les choses en face de nous avec beaucoup de détails et très colorées. En revanche, les chiens ont une vaste région centrale avec moins de récepteurs. La majorité de leurs récepteurs se situent dans les régions périphériques de l’oeil. Les choses directement en face des chiens sont visibles pour eux, mais ils ne sont pas très détaillées. À une courte distance de son museau, le chien ne verra que peu l’objet présenté mais il fera l’identification par l’odeur.Les chiens parviennent à recueillir plus de lumière que nous. Une fois que la lumière pénètre dans l’oeil d’un chien, elle se déplace à travers la masse gélatineuse qui maintient les cellules nerveuses de la rétine puis à travers la rétine à un triangle de tissu, qui la renvoie. Cette partie du système permette aux chiens d’obtenir une amélioration de la vision en faible luminosité. Leur vision nocture n’est pas aussi performante que chez les chats mais beaucoup plus que chez les humains.

 

  • LES COULEURS – Il est faux de croire que les chiens voient en noir et blanc. Ils distinguent les couleurs mais contrairement à l’humain qui possède 3 «cônes» (photorécepteurs responsables de notre perception des détails et des couleurs), soit le Rouge, Vert et Bleu, les chiens en ont seulement deux. L’un est sensible au bleu et l’autre au vert (jaune-verdâtre). Les chiens ne perçoivent pas l’intensité (la saturation) des couleurs comme nous, alors pour eux, les couleurs sont ternes. C’est un peu comme si l’environnement était de couleur «sépia».
Pour les curieux: il existe une petite application gratuite pour les mobiles permettant de simuler la perception des couleurs (à travers les yeux d’un chien).
Voyez à travers les yeux d’un chien !

 

Source: Inside of a Dog (What Dogs See, Smell, and Know) Alexandra Horowithz

http://insideofadog.com/